
Dans notre Appel aux dons de novembre 2022, le nom de « Mme Richard » a été cité.
Renée Richard, 16 juin 1908 – 3 février 2001, bien connue des amis parisiens comme « Mademoiselle Richard », a été durant plusieurs décennies le bras droit de Simonne Rihouët-Coroze en apportant son aide fidèle, efficace et infatigable à la Librairie Triades, à la Société anthroposophique et, bien sûr, à la Fondation Paul Coroze, où elle se chargeait de nombreuses correspondances avec les boursiers et leur faisait parvenir, en deux parties, en octobre et en février, la bourse qui leur avait été octroyée.
Sa première profession de kinésithérapeute la qualifiait pour apporter, dans les derniers temps de sa vie, tous les soins de santé nécessaires à Mme Coroze, qui disait d’elle : « C’est un puits de bonté sans fond. »
Renée occupa en rente viagère l’appartement situé rue Notre-Dame-des-Champs. Depuis de nombreuses années, ce lieu situé dans notre quartier si recherché rend de grands services à la Fondation et à la Société anthroposophique.
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Les images : Renée Richard en 1990



En arrivant au Foyer, je ne savais pas ce qui m’attendait, et à certains moments j’étais très surprise par le contenu des cours, mais au fil de l’année, de petites perles quotidiennes de nature, de beauté et de qualité m’ont montré comment prendre le temps, me connecter avec mon intérieur et comment exprimer ce que je vis à ceux qui m’entourent. Et de même que ma relation à autrui a éclos, la couleur de mon dialogue intérieur a changé.












Le monde présent est-il particulièrement sombre ou vogue-t-il, comme depuis mémoire d’homme, entre obscurité et lumière, mort et vie, disparition et naissance ? On doit pouvoir être d’accord sur le fait que notre position d’Européens depuis longtemps si privilégiés nous fait apparaître la situation mondiale comme particulièrement inquiétante. Et pour des Français profondément engagés dans l’effort de rendre effective jusque dans la vie concrète une impulsion spirituelle comme l’anthroposophie, il est certain que les présentations diffamatoires répétées, de certains journalistes, sans aucune déontologie professionnelle, ont de quoi faire pencher vers le pessimisme.
C’est avec une grande émotion que nous tenons à évoquer brièvement Pierre della Negra, qui a quitté ce monde sur la pointe des pieds le 4 octobre. Il a été le fondateur du Foyer Michaël et l’a fait vivre, avec sa femme Vivien et ses collaborateurs, pendant 50 ans. Artiste et professeur, attentif, sensible, original, aimé, d’une incroyable finesse, pesant l’impondérable, accoucheur d’êtres, avec lui disparaît un témoin d’une partie importante de l’histoire de l’anthroposophie en France. Ses obsèques ont réuni plus de 200 personnes.